JURIBLOGSPHERE

Le Blog Juridique au Service de la Communauté des Internautes

Mon billet du 30 avril 2008 faisait référence à la carte professionnelle dans l’immobilier et plus spécialement à l’aptitude professionnelle exigée pour obtenir cette carte. J’avais fait allusion, notamment, à un décret à savoir celui du 15 avril 2008.

Ce texte vient de faire l’objet d’une circulaire (circulaire de la Direction des Affaires Civiles et du Sceau du Ministère de la Justice n° CIV 08-10/D du 16 octobre 2008) aux préfets de régions et de départements.

Circulaire du 16 octobre 2008 portant application du décret du 15 avril 2008 (format pdf)

Une communication bienvenue en direction des préfectures pour informer et/ou apporter des éclaircissements sur certains points afin que les services soient en mesure de renseigner utilement les administrés demandeurs et je puis témoigner que leurs questions sont nombreuses sur ce sujet.

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Publié par Jack D Le 30 - janvier - 2009 Droit immobilier

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Depuis le 1° janvier est ouvert le nouveau dispositif NACRE. NACRE pour Nouvel Accompagnement pour la Création et la Reprise d’Entreprise.

Il remplace l’ancien dispositif jugé complexe et peu efficace des aides EDEN (avance de fonds remboursable) et des chéquiers conseils.

NACRE s’adresse, selon la circulaire gouvernementale, aux demandeurs d’emploi de plus de 50 ans et aux publics éligibles à l’Aide aux Chômeurs Créateurs ou Repreneurs d’Entreprises (A.C.C.R.E.), donc à un assez grand nombre de personnes.

Le parcours NACRE se compose de trois phases :

- la phase 1 (phase dite «d’ante-création») qui permet à tout créateur ayant déjà bien réfléchi sur son projet (ce qui exclut donc toute action en vue de le faire émerger) de réaliser un business plan. Concrètement, il s’agira de participer à 8/10 séances collectives ou individuelles sur une période d’une durée maximale de 4 mois, animées par des cabinets de conseils labellisés par l’État.

- la phase 2 (phase de financement) qui aboutira à un dossier de présentation du projet aux organismes financiers. Le but de cette phase est d’aider le créateur à obtenir un financement.

- la phase 3 (phase de pérennisation) qui ouvre sur un accompagnement sur 3 ans du nouveau chef d’entreprise. Elle a pour but de pérenniser l’activité de l’entreprise nouvellement créée grâce à des ateliers et à des séances de conseils personnalisés.

Reste maintenant à voir quels vont être les premiers enseignements livrés par les «retours terrain». Ils ne devraient pas remonter rapidement car il semble – d’après les commentaires de futurs créateurs que j’ai pu lire – que la mise en place de ce nouveau dispositif ne soit pas totale à ce jour et qu’il est, par ailleurs, impossible de revenir à l’ancien.

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Publié par Jack D Le 28 - janvier - 2009 Actualité

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A noter le décret n° 2008-1411 du 19 décembre 2008 qui modifie, notamment, celui du 26 août 1987 fixant la liste des charges récupérables des locaux d’habitation.

Il traite principalement des nouvelles dispositions concernant les modalités de récupération sur le locataire des dépenses afférentes au gardien ou au concierge d’un immeuble ou d’un groupe d’immeubles.

Décret n° 2008-1411 du 19 décembre 2008

A consulter.

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Publié par Jack D Le 26 - janvier - 2009 Droit immobilier

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Comme début 2008, je me suis rendu à la traditionnelle conférence de chaque mois de janvier du professeur Bernard Plagnet sur l’actualité fiscale et les lois de finances, en l’espèce la loi de finances rectificative 2008 et la loi de finances 2009.

En ce début d’année 2009, à la différence des précédentes, la réunion avait une coloration très particulière du fait de la crise qui frappe l’ensemble des économies du monde.

Qu’est-ce qu’il ressort de l’exposé ? Pas de grands bouleversements dans le paysage fiscal. Je vais traiter des points importants qui ont été évoqués en envisageant les différentes fiscalités.

Fiscalité personnelle :

En ce qui concerne le logement locatif et les dispositifs de défiscalisation, la loi de finances rectificative 2008 supprime les régimes «Borloo» et «De Robien» à compter du 1° janvier 2010. Ils subsistent donc jusqu’à la fin de cette année et vont cohabiter avec une nouvelle réduction d’impôt entrée en vigueur depuis le 1° janvier. Pour faire court et sans rentrer trop dans le détail – pour les connaisseurs – cette réduction d’impôt «ressemble à du Méhaignerie» un zonage par décret, un engagement à louer pendant au moins neuf ans, un loyer plafonné…

Le crédit d’impôt «développement durable» – jusqu’alors réservé aux contribuables réalisant des travaux améliorant la qualité environnementale dans leur habitation principale – est ouvert, depuis le début de cette année, aux propriétaires d’un logement achevé depuis plus de deux ans s’engageant à le louer nu à usage d’habitation principale pendant une durée minimale de cinq ans.

Pour les nus-propriétaires d’immeubles, à compter de l’imposition des revenus de 2009, les dépenses de grosses réparations deviennent déductibles directement du revenu global dans la limite annuelle de 25.000 euros, la fraction des dépenses excédant cette limite pouvant être déduite dans les mêmes conditions, au titre des dix années suivantes.

Plafonnement des réductions d’impôt en faveur des investissements outre-mer, à compter de ce début d’année, à savoir que le montant total des réductions d’impôt sur le revenu est limité, pour un même foyer fiscal, à la somme de 40.000 euros ou, si ce second montant est plus élevé et sur option du contribuable, à 15% des revenus du foyer.

Plafonnement global des niches fiscales qui vise à ce que le montant total des réductions ou crédit d’impôts soit limité à 25.000 euros plus 10% du revenu imposable du foyer fiscal, cette mesure s’appliquant pour l’impôt sur le revenu payable en 2010.

Réforme du régime fiscal s’appliquant aux loueurs en meublé, lesquels se divisent en loueurs en meublé professionnels et non professionnels. Une nouvelle définition (plus restrictive que par les années passées) s’applique aux loueurs en meublé professionnels qui aboutit véritablement à les… «professionnaliser». Au sein de ces deux statuts, d’autres restrictions affectent l’exonération des plus-values et l’imputation des déficits.

Le bouclier fiscal s’autoliquide à partir du 1° janvier 2009. Je rappelle que ce bouclier fiscal a été mis en place pour aboutir à ce que l’addition de l’impôt sur le revenu, de l’impôt sur la fortune, de la taxe d’habitation, de la taxe foncière, et des prélèvements sociaux soit inférieure ou égale à 50% des revenus du contribuable. Dans le cas contraire, le bouclier joue et l’intéressé peut demander la restitution du trop-payé au fisc. Dorénavant le contribuable pourra également, s’il le souhaite et s’il en a la possibilité, procéder de lui-même à l’imputation de sa créance sur le paiement de ses impositions à venir (impôt sur la fortune, taxe d’habitation, taxe foncière, et prélèvements sociaux), l’idée étant d’éviter la demande de remboursement comme cela était exigé jusqu’à présent.

Fiscalité de l’entreprise :

Mesures de soutien – visant notamment à encourager l’investissement – qui touchent principalement la taxe professionnelle (dégrèvement pour investissements nouveaux) et l’impôt sur les sociétés, qui prévoient également le remboursement anticipé aux entreprises de leurs créances fiscales sur l’État.

Pour les exercices ouverts à partir du 1° janvier 2009, les petites ou moyennes entreprises (dont l’effectif salarié est inférieur à 2000) peuvent, sous certaines conditions, déduire les déficits subis à l’étranger par leurs filiales ou succursales (détenues directement à 95% au moins). Ces déficits sont ensuite rapportés à leur résultat imposable lorsque ces implantations réalisent des bénéfices ou au plus tard à l’issue des cinq exercices suivant leur imputation.

Suppression de l’imposition forfaitaire annuelle programmée sur une période de trois ans, cette imposition étant totalement supprimée en 2011.

Pour bénéficier du régime de l’exonération des plus-values professionnelles en cas de départ à la retraite, à partir du 1° janvier 2009, dans  le cas des cessions d’entreprises individuelles ou de parts de sociétés de personnes, le délai dans lequel le cédant doit faire valoir ses droits à la retraite et cesser toute fonction dans l’entreprise individuelle, ou dans la société ou le groupement dont les droits ou parts sont cédés, est porté de un à deux ans. Cette mesure permet aux cédants de bénéficier d’un délai plus long pour accompagner et former les repreneurs d’activités.

Ce régime de l’exonération des plus-values professionnelles en cas de départ à la retraite est, par ailleurs, étendu, sous certaines conditions, aux cessions d’activité réalisées par les sociétés ou groupements soumis au régime des sociétés de personnes, quel que soit le nombre d’associés.

Institution d’une date de dépôt unique pour toutes les déclarations annuelles des professionnels, celle-ci étant fixée au 2ème jour ouvré suivant le premier mai, soit pour cette année le 5 mai 2009.

A noter que la loi de financement de la sécurité sociale pour 2009 impose l’application de cotisations sociales aux dividendes versés aux professions libérales qui exercent leurs activités, notamment, au sein de sociétés d’exercice libéral. Cette loi stipule que «les dividendes sont traités comme la rémunération, c’est à dire soumis aux mêmes charges sociales, à partir du moment ou ils sont supérieurs à 10% du capital de la société, des primes d’émission et des sommes versées en compte courant». Par exemple, si capital social et sommes en compte courant égales à 50.000 euros, les dividendes exonérés de charges ne pourront pas dépasser 5.000 euros. Cette nouvelle disposition concerne les revenus distribués ou payés à compter du 1° janvier 2009.

Contrôle fiscal :

L’abus de droit est redéfini et il devient applicable, sans restriction, à l’ensemble des impôts. Les pénalités applicables sont différenciées suivant que le contribuable est l’instigateur ou le bénéficiaire principal de l’abus de droit auquel cas il «écope» d’une majoration de 80% réduite à 40% pour la personne non instigatrice de l’opération comme, par exemple, un associé minoritaire.

Naissance, à partir du 1° janvier 2009, d’une nouvelle procédure de contrôle sur demande des successions et donations qui permet aux redevables de demander à l’administration fiscale de contrôler leur déclaration ou leur acte afin de raccourcir le délai dans lequel l’administration est susceptible de procéder à un contrôle de cette déclaration ou de cet acte.

Une nouveauté en ce qui concerne l’intérêt de retard, à savoir que celui-ci n’est pas applicable aux contribuables n’ayant reçu, avant l’expiration du délai de déclaration, aucune réponse de l’administration à leur demande portant sur l’interprétation d’une loi nouvelle ou l’application en matière fiscale d’une règle comptable.

A compter du 1° janvier 2009, comme il n’y a pas de petites économies, en matière de recouvrement, la mise en demeure de payer - que le comptable public doit effectuer avant d’engager des poursuites – pourra être adressée au contribuable par courrier simple, le plis recommandé avec accusé de réception ne faisant son retour que dans des cas spécifiques (gros recouvrement, prescription qui arrive…).

Taxes annexes :

Contribution additionnelle de 1,1% sur les revenus du patrimoine dont j’ai fait état dans un précédent billet.

Augmentation du droit sur les alcools, ainsi que celle du droit de timbre perçu sur les demandes de passeports.

La reconduction de la taxe exceptionnelle sur les entreprises pétrolières.

Aménagement de la taxe additionnelle «écopastille» suivant le type de véhicule (flexfioul) et ou la situation de famille.

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Publié par Jack D Le 23 - janvier - 2009 Fiscalité

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Dans un courriel que j’ai reçu aujourd’hui, Hervé Novelli, secrétaire d’État en charge du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme et des services, en inlassable VRP de l’auto-entrepriseil explique, il fait un point d’étape – annonce qu’il organise une grande réunion sur ce régime à 11H00 au palais des congrès de Paris, le 4 février dans le cadre du salon des entrepreneurs.

Pour répondre aux préoccupations de certains, exprimées notamment dans les blogs et les forums à ce sujet, ceux qui n’ont pu déclarer leur activité relevant d’une activité libérale pour laquelle la caisse d’assurance vieillesse ne s’est pas inscrite dans le dispositif, il annonce avoir soutenu un amendement, passé le 8 janvier à l’Assemblée Nationale, qui leur permettra de se déclarer et de commencer leur activité courant février.

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Publié par Jack D Le 19 - janvier - 2009 Actualité

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Le mini-remaniement ministériel, dont les médias se sont fait largement écho, a amené au secrétariat d’État à la prospective et au développement de l’économie numérique, Nathalie KOSCUSKIO-MORIZET.

Invitée de la matinale de «France Inter», hier matin, à la question d’un possible conflit d’intérêts lié aux mandats et fonctions de son frère Pierre KOSCUSKIO-MORIZET, elle a répondu «le conflit d’intérêts non surement pas, il y a une culture Internet commune… c’est comme si vous me disiez que vous ne pouvez pas devenir ministre des PME parce que vous avez des PME dans la famille…».

Sauf que son frère n’est pas le gérant d’une petite entreprise mais qu’il préside aux destinées d’un groupe (S.A. «BABELSTORE», S.A.S.«A VENDRE A LOUER», S.A.S.U. «MIXAD», S.A.S. «VOYAGER MOINS CHER»…) qui exploite notamment le site «PRICEMINISTER», et qu’il est également et surtout ;

le président de feu l’Association pour le Commerce et les Services en Ligne (ACSEL) devenue en octobre 2008 l’Association de l’Economie Numérique (AEN) qui «regroupe 200 entreprises et organismes du domaine des services en ligne et du commerce électronique»,

et co-président de l’Association des Services Internet Communautaires (ASIC), «première organisation française qui regroupe les acteurs du web 2.0 – AOL, GOOGLE, EXALEAD, YAHOO, MICROSOFT, OVERBLOG, SKYROCK, DAILYMOTION, WIKIPEDIA, MYSPACE, WIKIO… – et qui vise à promouvoir le nouvel Internet».

La question posée est loin d’être saugrenue, la réponse à y apporter loin d’être facile, loin d’être évidente.

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Publié par Jack D Le 17 - janvier - 2009 Actualité

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Hervé Novelli, secrétaire d’État en charge du commerce, de l’artisanat, des PME, du tourisme et des services – après avoir expliqué le nouveau régime de l’auto-entrepreneur – a souhaité faire le bilan des quinze premiers jours d’existence, puisque, je le rappelle, ce régime est applicable depuis le 1° janvier 2009.

Cette rencontre-bilan mêlant, notamment, le secrétaire d’État, les journalistes, et les auto-entrepreneurs s’est déroulé, hier, dans les locaux… de «PRICEMINISTER», groupe dirigé par Pierre KOSCUSKIO-MORIZET (un hasard ?…).

Les premières indications chiffrées font apparaître plus de 20.000 personnes inscrites en deux semaines.

Prés des deux tiers de ces inscriptions (13 830 personnes) ont été faites sur le site l’autoentrepreneur.fr, le reste étant réparti entre d’une part les centres de formalités des entreprises (chambres de commerce et d’industrie : 4 250, chambres des métiers et de l’artisanat : 1 300) et d’autre part les versions papier.

Beaucoup de petits commerçants en ligne composent ces nouveaux auto-entrepreneurs, ils vendent trop pour être considérés comme des particuliers mais restent sous les plafonds fixés pour bénéficier du dispositif «auto-entrepreneur».

Des critiques se font entendre à propos de ce nouveau régime, avec des arguments plus ou moins discutables :

La députée Marylise Lebranchu parle de «mépris de l’artisanat», de «concurrence déloyale», de «rupture de la confiance entre le client et l’artisan»…,

Certains commerçants craignent que les particuliers, s’ils dépassent les seuils autorisés, continuent de profiter des avantages du régime et encaissent le solde «au noir»,

Le syndicat national unifié des impôts, exemple à l’appui, parle d’inégalité devant l’impôt et les cotisations sociales entre salarié d’une entreprise et auto-entrepreneur,

Quant à Guilhem Bertholet, dans son blog il est résolument contre l’auto-entrepreneur, parle d’effet de mode…

Enfin, je mentionnerais les auto-entrepreneurs à peine nés et déjà «gourmands» qui en veulent plus en réclamant, notamment ceux qui ont une activité en ligne, les tarifs professionnels de la Poste pour l’envoi de leurs colis par exemple, ou ceux qui demandent la récupération de la TVA.

Des discussions seraient en cours s’agissant de la première revendication, pour la seconde le ministre a répondu que l’on ne pouvait avoir «le beurre et l’argent du beurre».

Restant tout de même choyés, pour poser toutes les questions qui les tenaillent, les auto entrepreneurs bénéficieront - à compter du 20 janvier – d’une plateforme téléphonique (0811 90 00 99) et d’une adresse mail (lautoentrepreneur@apce.com) gérée par l’agence pour la création d’entreprise.

Mise à jour : depuis le 3 août 2009, la plateforme téléphonique a de nouvelles coordonnées téléphoniques et n’est plus gérée par l’Apce mais par l’Acoss et la caisse nationale du régime social des indépendants.

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Publié par Jack D Le 16 - janvier - 2009 Actualité

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