JURIBLOGSPHERE

Le Blog Juridique au Service de la Communauté des Internautes

Actuellement, rien dans la législation française ne s’oppose à ce qu’un député devienne avocat.

Quelques exemples tirés de l’actualité plus ou moins récente : Rachida Dati, Jean-François Copé, Frédéric Lefebvre, Dominique de Villepin, Noël Mamère, Jean Glavany…

Ce dernier – qui a prêté serment en janvier dernier devant les magistrats de la première chambre de la Cour d’appel de Paris – a répondu à un journaliste du quotidien « La Dépêche » qui s’enquérait de ses motivations :

« Ce qui me motive profondément, c’est d’abord de me mettre au service du citoyen jusqu’à aller le défendre devant la justice.

Certains cas auxquels nous sommes confrontés en tant qu’élus sont pathétiques, avec des dossiers lourds, difficiles et les gens qui subissent ces situations-là ont besoin d’être défendus jusqu’au bout, c’est ce qui m’a poussé à franchir le pas.

Je ne le fais pas pour l’argent, je n’ai pas de projet professionnel ni l’intention d’ouvrir un cabinet pour l’instant ».

Étant député de la 3ème circonscription des Hautes-Pyrénées, à la question de savoir pour quelles raisons avoir fait le choix du Barreau de Paris plutôt que celui de Tarbes :

« Parce que c’est là que les équivalences et validations d’expérience se font le plus facilement, historiquement, et que je dois avouer que je ne sais pas si cela se fait à Tarbes (et peut-être ai-je tort), mais également parce que je ne voulais pas de concurrence déloyale avec les avocats tarbais au service de nos concitoyens ni de mélange des genres ».

Visant Jean-François Copé :

« Ce que fait Copé, ancien ministre délégué au Budget, ce n’est pas bien, pas digne : on ne peut pas défendre les intérêts d’entreprises dont on a été ministre de tutelle, en tant qu’avocat d’affaires. Si l’on fait ça, on ne peut pas empêcher les gens de penser que c’est du trafic d’influence ».

Trafic d’influence ?

Des députés devenus avocats recrutés moins pour leurs qualités de juriste et beaucoup plus pour leur carnet d’adresse, leur connaissance des rouages du pouvoir et pour certains leur notoriété ?

Ce qui est indéniable est la progression du phénomène de l’avocat parlementaire au Barreau de Paris comme le révèle l’article de Libération, paru il y a quelques jours, qui parle de députés un peu trop porté sur la robe.

Ces nouveaux avocats d’affaires exerceraient, en réalité, des activités de lobbying, ce qui inquiète les lobbyistes qui se voient concurrencer dans leur cœur de métier et préoccupe la commission de réflexion sur la prévention des conflits d’intérêts qui remettra son rapport avant la fin de ce mois.

Pour sa part et face à ce phénomène, Lionel Tardy, député de la 2ème circonscription de Haute Savoie, rappelle sur son blog les dispositions de l’article LO 146-1 du code électoral qui interdit aux députés de commencer une activité de conseil qui n’était pas la leur avant le début de leur mandat en soulignant l’exception qui existe au bénéfice des « professions libérales soumises à un statut législatif ou réglementaire ou dont le titre est protégé ».

C’est précisément cette exception qu’il veut voir disparaitre, ainsi il vient de déposer un amendement en ce sens qui sera examiné dans le cadre de la discussion, fin décembre, du projet de loi organique sur l’élection des députés.

Alors, écrit-il, « si cet amendement est adopté, il sera toujours possible aux députés de devenir avocats, mais ils ne pourront pas exercer, dans ce cadre, une activité de conseil, ce qui, de fait, limite grandement l’intérêt de la manœuvre ».

<MàJ> : Cet amendement du député Tardy a été rejeté le 17 décembre 2010.

Publié par Jack D Le 10 - décembre - 2010 Actualité

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A Lille, le 25 juin prochain, le Barreau de Lille organise les États Généraux de l’aide juridictionnelle, un événement national en vue de réformer l’aide juridictionnelle à travers des propositions concrètes faites par les avocats…

Et alors même qu’un projet de loi sur l’aide juridictionnelle est programmé pour fin juin au ministère de la Justice.

250 personnes sont attendues de tous les Barreaux de France le 25 juin toute la journée à la faculté de droit de Lille pour les États Généraux de l’aide juridictionnelle.

Chaque Barreau français sera représenté, ainsi que les syndicats et instances nationales.

Le Bâtonnier de Valenciennes, Frédéric Covin, fera un état des lieux de la situation de l’aide juridictionnelle en début de journée.

7 tables rondes pour des propositions concrètes

Le principe de ces États Généraux de l’aide juridictionnelle est de travailler en tables rondes (elles ont déjà commencé à Lille, à Lyon…) sur les sept thèmes suivants :

Le financement de l’aide juridictionnelle

Pour une garantie de qualité ?

Quelles perspectives pour la future défense pénale ?

L’aide juridictionnelle en droit comparé

Déjudiciarisation et accès au droit

Les groupes de défense ordinale

Stratégies d’action face aux pouvoirs publics ?

A la fin de la journée, les avocats communiqueront un document de synthèse aux pouvoirs publics sur ces sujets brûlants afin de faire des propositions concrètes pour réformer une aide juridictionnelle à bout de souffle…

A propos du rapport Belaval sur les modalités d’accès au droit et à l’aide juridictionnelle, remis en décembre à la Garde des Sceaux, René Despieghelaere explique qu’il « ne reflète pas ce qu’est l’aide juridictionnelle ».

Or c’est peu de dire qu’il y a urgence. Manifestations, blocage de plaidoiries, lettre ouverte au ministre, les situations de tension se confirment au sein des Barreaux français.

L’aide juridictionnelle est la prise en charge par l’État des frais de justice : huissier, expert, et avocat.

Certains cabinets ne vivent quasiment que de l’aide juridictionnelle. Pour ces confrères, c’est un choix, conforme à la devise des avocats : les défendre tous.

Or comme le résume le Bâtonnier René Despieghelaere, « les cabinets d’avocats inscrits à l’aide juridictionnelle n’en vivent plus ».

En cause, des indemnités faibles mais aussi le retard du traitement des dossiers par le bureau d’aide juridictionnelle qui met en péril l’existence même de leur cabinet, car ils payent les mêmes charges que tout autre avocat.

Les indemnités sont payées uniquement à la clôture du dossier, ce qui peut prendre des mois voire des années.

Remise en cause de la liberté d’accès au droit

D ‘autre part, le retard du traitement des dossiers par le bureau de l’aide juridictionnelle (six mois à Lille ce qui a provoqué une grève de plaidoiries) remet en cause la notion de libre accès au droit et touche de plein fouet les justiciables français.

En effet, dans le cas du pénal à Lille, 70 % de la population est concernée par l’aide juridictionnelle, 60 % dans le civil. Des questions concrètes se posent : comment, par exemple, divorcer quand les dossiers ont 6 mois de retard dans leur traitement ?

L’aide juridictionnelle, c’est ce qui permet à tous d’avoir l’assistance d’un avocat, or tout le monde peut être concerné notamment lors d’une garde à vue !

Le libre accès au droit est comme le libre accès à l’éducation et à la santé, l’un des piliers de notre République Française.

Dotation globale en baisse alors que la réforme de la Justice va peser sur l’aide juridictionnelle

Plus largement, tout montre que la future réforme de la Justice va peser lourdement sur l’aide juridictionnelle, or aucune étude d’impact n’a été faite.

En 2010, la dotation globale pour l’aide juridictionnelle est de 295 millions d’euros, en baisse de 4,5 % par rapport à 2009 alors même que le Conseil National des Barreaux estime qu’il faudrait au moins la même somme (295 millions d’euros) pour couvrir les montants de l’aide juridictionnelle future et parler « rémunération » plutôt qu’indemnisation.

Rappelons qu’en 2006, les avocats de Lille étaient descendus dans la rue pour demander une revalorisation de l’unité de valeur de celle-ci et avaient même obtenu que l’aide juridictionnelle devienne une rémunération. Un principe resté lettre morte.

Le ministère de la Justice s’était engagé en 2000 à augmenter de 15 % sur trois ans les indemnités versées aux avocats prêtant leur concours au titre de l’aide juridictionnelle, il n’a pas non plus tenu parole.

Réflexions sur des actions concrètes à mener pour réformer l’aide juridictionnelle

Dès aujourd’hui donc, les avocats réfléchissent à la réforme de l’aide juridictionnelle.

Toutes les pistes sont envisagées : création d’une taxe d’1 euro sur les actes juridiques pour financer l’aide juridictionnelle, obligation de souscrire à l’assurance juridique, création de groupe de défense
ordinale… Autant de propositions qui viendront nourrir le débat et les propositions concrètes à l’issue de celui-ci.

46 % des avocats français ont effectué au moins une mission d’aide juridictionnelle

Rappelons ici que 23 183 avocats ont effectué au moins une mission d’aide juridictionnelle en 2008, soit près de 46 % des avocats français !

En croissance régulière, le nombre de missions de base d’aide juridictionnelle atteint 785 171, soit + 2,37 % par rapport à 2007.

A noter, le profil des avocats inscrits à l’aide juridictionnelle qui se dessinait en 2007 : à 60 % des femmes, et à 84 % des cabinets individuels… les deux profils les plus fragiles dans la profession, en termes de revenus. Par ailleurs, l’aide juridictionnelle est surtout une affaire de Barreaux de province.

En effet, si l’Ile de France regroupe 44 % des avocats, uniquement 13 % d’entre eux sont inscrits à l’aide juridictionnelle. En revanche, trois grandes régions se distinguent avec une forte activité d’aide juridictionnelle : le Nord-Pas de Calais (9,8 %), Rhône-Alpes (8,3 %) et PACA (7,4 %).

Programme des États Généraux de l’Aide Juridictionnelle :

9H : Accueil

9H30 : Interventions
M. Thierry Wickers, Président du CNB
M. Alain Pouchelon, Président de la Conférence des Bâtonniers

10H30 : Etat des lieux par M. le Bâtonnier Frédéric Covin

11H – 13H : Ateliers thématiques1ère session

13H – 14H : Pause – Cocktail déjeunatoire

14H – 16H : Ateliers thématiquesPoursuite des travaux

16H – 18H : Assemblée plénière
Synthèse par Me Vincent Potié, rapporteur général, membre du Conseil de l’Ordre

Temps de parole des syndicats
Débats
Propositions et résolutions

18H : Cocktail de clôture

Adresse :

Université de Lille 2 – Droit et Santé
Amphithéâtre René Cassin
1 Place Déliot – LILLE

Publié par Jack D Le 2 - juin - 2010 Communiqués

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Le Conseil national des barreaux a lancé le 17 mai, pour une durée de deux semaines, une campagne de 5 films TV sur le thème : « On a tous au moins une question à poser à un avocat ».

En signature : « Les avocats. C’est votre droit ».

Avec ces cinq spots, le Conseil national des barreaux souhaite mettre en exergue le rôle que les avocats peuvent jouer dans votre vie quotidienne.

Un exemple…

Outre ces vidéos, sur le site Internet un dispositif innovant :

Un peu à la manière d’un chat sur « msn », un agent conversationnel répond à vos questions et vous dirige ensuite vers un annuaire qui vous présente les avocats près de chez vous qui peuvent solutionner votre problème.

Le site Internet et la campagne « On a tous une question à poser à un avocat »

Si vous possédez un « i-phone », une application de ce service sera disponible à partir de l’été.

Publié par Jack D Le 22 - mai - 2010 Actualité

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Après s’être exprimé sur le projet de loi relatif à la protection pénale de la propriété littéraire et artistique (Hadopi II), le Conseil national des barreaux se fait à nouveau entendre et gronde à propos du projet de loi, qui vient d’être adopté par l’Assemblée nationale, relatif aux réseaux consulaires, au commerce, à l’artisanat et aux services.

Son courroux est relatif à l’article 13 quater (nouveau) de ce projet de loi.

Projet de loi relatif aux réseaux consulaires, au commerce, à l’artisanat et aux services adopté par l’Assemblée nationale le 4 mai 2010 en première lecture (format pdf)

Le Conseil national des barreaux s’oppose à cet article qui « ouvre aux experts comptables l’activité, à titre principal, de conseil et d’assistance des micro entrepreneurs sans intervention comptable, porte atteinte au principe de l’accessoire de l’article 22 de l’ordonnance n°45-2138 du 19 septembre 1945 modifiée relative aux experts-comptables et aux dispositions des articles 54 à 66 de la loi du 31 décembre 1971 modifiée, et observe que cette disposition est contraire aux préconisations du rapport de la Commission Darrois ».

Conseil national des barreaux – Motion sur le projet de loi relatif au réseaux consulaires, au commerce, à l’artisanat et aux services (format pdf)

Affaire à suivre, notamment au Sénat…

Publié par Jack D Le 11 - mai - 2010 Actualité

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67ème congrès de la FNUJACette année, les jeunes avocats se réuniront en congrès à Bordeaux du 12 au 15 mai afin de travailler sur les grands thèmes juridiques d’actualité, d’ouvrir les débats animant la profession et ses perspectives d’évolution.

• Libertés publiques (constitutionnalité de la garde à vue, loi pénitentiaire…),

• Accès au droit et défense des justiciables,

• Avenir de la profession (avocat exerçant en entreprise, ouverture des capitaux des cabinets d’avocats, publicité professionnelle…),

• Formation (réforme de la formation initiale, réforme des spécialisations…),

• Nouveaux champs d’activité (mandat immobilier, nouvel acte d’avocat…),

Autant de thèmes qui leur permettront d’échanger dans le cadre des travaux du Congrès.

Il sera aussi l’opportunité de découvrir tous les visages de Bordeaux et de sa région. Les congressistes découvriront, pour certains ou redécouvriront pour d’autres, les beautés du Bassin d’Arcachon, de certains lieux insolites de Bordeaux, ou encore le Château Larrivet Haut-Brion à Léognan.

Les accompagnants ne sont pas oubliés puisqu’un programme de visites est spécialement destiné à leur intention.

Des soirées, dans des lieux symboliques de la Gironde, viendront pimenter cet événement et fédérer les participants.

Programme du 67ème congrès de la FNUJA (format pdf)

Par avance, je souhaite un bon congrès à tous les jeunes avocats qui se retrouveront dans cette belle région d’Aquitaine en sa capitale classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Publié par Jack D Le 16 - mars - 2010 Actualité

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Le mois dernier, le Conseil National des Barreaux a diffusé un communiqué pour faire état des chiffres-clés concernant les avocats français.

Nombre en France

50 314 avocats ont été recensés en France au 1er janvier 2009, répartis dans 179 barreaux, soit une progression de 3,8 % par rapport à 2008, de 14 % en cinq ans et de 38 % en dix ans. Parmi ces 50 314 avocats, 50,5 %, sont des femmes.

Age à différentes étapes

D’une manière générale, la moyenne d’âge s’élève à 42,8 ans et si l’on distingue par sexe, elle s’établit à 45,5 ans pour les hommes et à 40,1 ans pour les femmes.

À l’entrée dans la profession, l’âge moyen est de 27,7 ans pour les hommes et 27,1 ans pour les femmes. En 2008, l’âge moyen de départ à la retraite s’établit à 64,6 ans.

Modes d’exercice

En 2008, 35,6 % des avocats exercent en individuels, 29,6 % sont collaborateurs, 28 % associés et 6,5 % salariés non associés. 5 761 groupements d’exercice sont dénombrés qui se décomposent en 38 % de sociétés civiles professionnelles, 47 % de sociétés d’exercice libéral et 11 % d’associations.
30 500 cabinets d’avocats emploient 3 272 avocats salariés et environ 39 500 salariés non avocats. 90 000 personnes travaillent au sein de la profession tous profils confondus.

Chiffre d’affaires et structure de la clientèle

En 2005, la profession a généré plus de 10 milliards d’euros de chiffre d’affaires, dont 27 % de services aux particuliers, 69 % de services aux entreprises et 4 % de services aux administrations et collectivités territoriales.

Revenus

En 2007, la moyenne annuelle s’élevait à 74 189 euros, soit une progression annuelle de 5,1 % en euros courants et de 3,5 % en euros constants. En dix ans, les revenus annuels moyens ont progressé de 42,7 % (euros courants) et de 23,1 % en euros constants. Le revenu médian équivalait à 45 005 euros (euros courants), soit une évolution annuelle de 5,8 %.

Un écart de 72,7 % est relevé entre le revenu annuel moyen constaté à Paris et en province (97 593 euros contre 56 497 euros).

8,3 % d’avocats n’avaient pas de revenus à déclarer ou ont déclaré des revenus nuls ou déficitaires en 2007 (9,5 % en 2005 et 7,3 % en 2006).

Publié par Jack D Le 15 - janvier - 2010 Actualité

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Snyderman

Un avocat américain, Stephen L. Synder, a trouvé un moyen plutôt inattendu de faire sa promotion !

Il a surement pensé qu’il était maintenant banal pour une société d’avocats d’avoir un site Internet pour présenter ses activités, ce site Internet éventuellement couplé avec un compte « Twitter » et un blog.

Comment alors se démarquer de la cohorte de ses confrères ?

Vous savez que les américains ne reculent devant rien et surtout pas devant l’originalité, donc son idée – brillante et quelque peu mégalomaniaque – a été d’utiliser la bande dessinée pour se présenter comme un superhéros dénommé « Synderman », par référence, vous l’aurez compris au célèbre « Spiderman ».

La vidéo de Synderman sur le site Internet de l’avocat Stephen L. Synder

« Synderman », le superhéros à la force incroyable et au bon sens juridique, qui utilise son imagination créative et ses talents en salle d’audience pour protéger les entreprises et les individus contre la mauvaise gestion.

Sur son site Internet, Stephen L. Synder, avocat de l’État du Maryland, a inséré cette mise en garde :

« Ce site Internet peut, de prime abord, vous heurter. Il n’est pas conçu pour vous donner à réfléchir ou vous faire fuir.

C’est seulement l’image de Stephen L. Synder, l’homme.

Sa personnalité unique, son imagination créative, son empressement à prendre des risques, dont ont résulté des recouvrements d’un minimum de plusieurs centaines de millions de dollars pour ses clients ».

Publié par Jack D Le 31 - octobre - 2009 Actualité

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