JURIBLOGSPHERE

Le Blog Juridique au Service de la Communauté des Internautes

« L’Université d’Été des Avocats », association à but non lucratif, organise chaque année trois semaines de formation.

Ces formations sont dispensées de manière interactive par d’éminents universitaires et spécialistes et offrent aux auditeurs, avocats, juristes et professionnels, la meilleure possibilité d’actualiser leurs connaissances, en une semaine, sur un thème précis.

Les auditeurs sont accueillis dans un environnement agréable et convivial.

Les formations de l’Université d’Été des Avocats sont validées par le Conseil national des barreaux au titre de l’obligation de formation continue des avocats.

Le programme 2012 se décompose en trois formations, d’une semaine, sur un thème précis.

La première formation intitulée « Le Droit de la Vente- Le contrat de vente » sera animée par le Professeur Cyril Grimaldi.

Le Professeur Grimaldi présentera en premier lieu les contrats préparatoires à la vente, puis le droit commun de la formation de la vente et les obligations contractuelles des parties à la vente.

Enfin, il développera les règles spéciales applicables aux ventes immobilières et aux ventes de fonds de commerce et la vente internationale.

La formation se déroulera du lundi 9 juillet au vendredi 13 juillet 2012 au sein du Château de Saulon dans la commune de Saulon la Rue.

La seconde formation intitulée le « Droit de la Consommation- La protection des cocontractants » sera animée par le Professeur Guy Raymond.

Le Professeur Raymond présentera, notamment, la protection du cocontractant au stade de la formation du contrat et au stade de l’exécution du contrat.

La formation aura lieu du lundi 9 juillet au vendredi 13 juillet 2012 au Grand Hôtel de Paris dans la commune de Villard de Lans.

La troisième formation intitulée  « Procédure civile – La procédure dans tous ses états » sera animée par le Professeur Nathalie Fricéro.

Le Professeur Fricéro interviendra sur les conditions et les effets de l’action en justice et exposera deux procédures modèles ainsi que les nouvelles procédures d’appel.

Enfin, elle présentera les incidents de procédure et les recours à une justice alternative.

La formation aura lieu du lundi 16 juillet au vendredi 20 juillet 2012 au sein de l’Hostellerie de Fontanges dans la commune de Rodez.

Le programme détaillé des formations et le bulletin d’inscription sont disponibles sur le site Internet de l’Université d’Été des Avocats.

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Publié par Jack D Le 28 - mai - 2012 Communiqués

La profession d’avocat doit relever un certain nombre de défis socio-culturels.

Mais selon Danielle Moos, avocat en droit de la famille et en droit immobilier au Barreau de Seine Saint Denis, ce sont les dérives internes à la profession qui la mettent en danger.

Un certain nombre de dangers viennent de l’extérieur, témoignant de mutations sociales, rapides et parfois même violentes, qui rendent plus fréquent et plus urgent le recours à l’avocat.

Parallèlement, les conditions de vie se durcissent et provoquent un indéniable raidissement des justiciables qui se font une fausse idée de la profession d’avocat qu’ils caricaturent volontiers.

Depuis un certain temps également, on assiste à un empilement de lois et de réformes, votées à la hâte, pour ne pas dire dans la précipitation, qui se succèdent à un rythme plus que soutenu, au point que les magistrats, chargés de leur application, n’ont guère le temps de se familiariser avec les nouveaux textes.

Mais ces dysfonctionnements ne sont pas les pires menaces pesant sur notre profession.

Eu égard aux bouleversements qui affectent notre environnement économique, social et culturel, on est en droit de s’interroger sur ce que nous réserve l’avenir.

Notre profession n’obéit pratiquement plus aux règles fondamentales de la déontologie et de la confraternité.

Tels sont les dangers internes.

Les manquements déontologiques sont en constante augmentation

Nous ne confondons pas vigilance et alarmisme.

Mais nous pensons que l’accumulation de ce qu’il faut bien considérer comme des manquements aux règles prend des proportions inquiétantes.

Le danger vient de la duplicité d’une proportion sans cesse croissante de justiciables qui, ayant obtenu gain de cause grâce aux judicieux conseils et au dévouement sans bornes de leurs avocats, ont une seule idée en tête : se dérober à leurs engagements financiers envers leur conseil en remettant en cause des conventions d’honoraires et notamment des conventions de résultats signées pourtant en toute connaissance de cause.

Cette pratique, condamnable tant au regard de la morale que des tribunaux, a largement prospéré depuis une bonne décennie grâce au concours, à la fois inattendu et choquant, de quelques confrères en manque de clientèle et victimes de la rareté de dossiers.

Ce qui les incite à défendre des dossiers plus que douteux de contestations d’honoraires, émanant de mauvais payeurs…

Cette récupération plutôt inattendue, voire surprenante, de dossiers de contestations d’honoraires atteint des proportions réellement alarmantes.

Que des avocats contestent les diligences de leurs collègues, nul ne songerait à l’interdire, ni même à le contester.

Encore faut-il que cela soit fait dans le respect des règles, ce qui, hélas, est loin d’être le cas.

La crise économique n’explique pas tout et surtout ne justifie pas tout.

Un certain nombre de confrères n’hésitent plus à fouler aux pieds la déontologie en succédant à des confrères lésés.

Ils endossent les griefs souvent infondés de ces nouveaux clients indélicats en leur donnant un habillage juridique spécieux.

Toute la manœuvre ne vise qu’un objectif : faire rentrer de nouveaux dossiers.

Les instances ordinales doivent redevenir les garantes de la déontologie

La raison d’être de nos instances ordinales n’est-elle pas précisément de combattre de telles dérives et de réaffirmer avec force l’importance cruciale de notre déontologie ?

Si nos instances ordinales ne réagissent pas avec lucidité mais aussi avec fermeté, c’est toute l’éthique de la profession qui sombrerait.

Or, que serait la profession d’avocat si elle n’était plus fondée sur aucun principe éthique ?

L’avocat devient ce qu’il est après une prestation de serment ; il est un rouage fondamental dans la vie démocratique de toutes les sociétés évoluées.

Voici une évidence qu’il est bon de rappeler tant les manquements à la règle se sont multipliés ces dernières années.

L’avocat est un indispensable auxiliaire de justice.

Sans lui, aucun débat contradictoire n’est possible.

Aucune manifestation de la vérité ne serait plus envisageable.

Le résultat d’une telle carence : nul ne pourrait plus dire le droit.

Et qui aimerait vivre dans un État qui ne serait un État de droit ?

La vieille règle qui consistait à appeler un confrère auquel on succède pour s’assurer du règlement des honoraires dus par le client ne semble plus respectée.

Ceux de nos confrères qui l’honorent sont en constante minorité.

Les règles les plus élémentaires de loyauté et de délicatesse, qui étaient jadis de mise, tendent à disparaître chaque jour un peu plus, au point de faire figure d’exception.

La meilleure preuve de ce grave dysfonctionnement est l’engorgement de plaintes sur l’absence quasi-totale de confraternité qui s’accumulent sur les bureaux des instances ordinales.

Plaintes qui ne reçoivent pas toujours les réponses espérées, au point que certains confrères préfèrent en faire l’économie, alors que leurs demandes sont très fondées.

Comment s’explique une telle attitude ?

Ils sont de plus en plus nombreux, ces confrères, aux yeux desquels les instances ordinales n’accordent pas à ce sujet grave l’attention requise.

Que souhaite-t-on avoir, en fin de compte ?

Un ensemble de relations régies par des règles claires et justes ou tout simplement une forme à peine améliorée de la loi de la jungle ?

Allons-nous laisser la voie libre à ceux qui se livrent avec succès au concours du plus abject ou du plus malveillant ? Ce serait navrant.

Le rappel formel ou mécanique de règles tombées en désuétude depuis fort longtemps ne suffit plus pas.

La menace de sanctions peut encore discipliner les confrères peu scrupuleux, qui adressent d’insolents courriers, truffés d’inacceptables reproches, à leur prédécesseur, sans avoir pris langue avec lui.

N’est-ce pas là une sorte de bassesse, une façon de complaire à un client et de le satisfaire à peu de frais ?

De plus, ce calcul s’avère être à court terme ; car, de même qu’il a trompé son précédent conseil, le client malveillant trompera tout autant son nouvel avocat en le dessaisissant à la veille d’une audience décisive, alors que l’essentiel du travail aura été accompli.

Il ira voir un autre confrère qui s’empressera d’ajouter quelques rapides conclusions, alors que l’essentiel de longues et éprouvantes procédures n’aura pas été son fait.

Ce procédé se répand, qui consiste à tirer profit des sueurs d’autrui…

Devrions-nous, pour obvier à de telles pratiques, exiger le règlement des sommes dues avant de se présenter aux audiences ?

Ce serait là une attitude d’une telle radicalité que l’Ordre lui-même ne manquerait pas de la désavouer.

• Tout avocat doit respecter les droits et les devoirs de la confraternité

Dans de pareils cas, celui ou celle qui succède à un confrère doit prendre attache avec lui, s’informer de la nature du dossier, du caractère du client et veiller au règlement des honoraires dus.

Or, c’est loin d’être le cas : un nombre croissant d’avocats se voit floué, frustré du règlement de leurs honoraires par des confrères sans moralité qui s’arrogent le travail d’autrui.

Et qui n’hésitent même plus à vous écrire que tel ou tel honoraire n’est pas dû !!

Les avocats qui écoutent, sans le moindre regard critique, les reproches adressés à leurs prédécesseurs, devraient faire preuve de davantage de discernement.

Car ils subiront un sort identique à leur tour lorsque ce même client indélicat, une fois le travail fait, les quittera pour un autre confrère qui sera lui aussi non payé…

Nous avons vu des clients qui avaient épuisé plus de dix confrères successivement !

C’est une spirale sans fin : l’avocat inattentif, voyant qu’on critique avec véhémence son prédécesseur, se dit qu’il va hériter d’un nouveau dossier ; flatté qu’on l’ait choisi, il flatte à son tour le client, lui fait miroiter une procédure rapide, peu onéreuse et victorieuse…

Il ira même jusqu’à faire croire au client – qui n’en demandait pas tant – qu’il n’est nullement tenu d’honorer les factures dues à son prédécesseur ni même les conventions d’honoraires de résultats qu’il avait pourtant dûment signées.

Un regard exercé comprendra bien vite que ce calcul est erroné et entaché de myopie.

L’intérêt bien compris des deux est de partir sur des bases à la fois saines et claires : il faut d’abord se concerter avec le confrère qui vous a précédé avant de vous engager auprès du client qui, on l’a déjà rappelé, n’a qu’une idée en tête : vous faire subir le même sort que votre prédécesseur.

L’unique façon de se prémunir contre de tels comportements est d’interdire aux avocats de s’affranchir du respect des règles déontologiques : on informe le prédécesseur et on veille au règlement des honoraires dus, sans jamais en contester le bienfondé sans examen préalable approfondi.

Que cette démarche se généralise au point de redevenir la règle pour tous, et nous serons, n’en doutons pas, au bout de nos peines…

Justice et droiture sont les fondements de la profession d’avocat

Les médecins ne sont pas les seuls à requérir une éthique.

Les avocats le sont aussi, eux qui sont confrontés quotidiennement aux demandes ainsi qu’aux angoisses des justiciables.

Cette éthique doit s’orienter autour de deux pôles : justice et droiture.

Le monde a changé, la société aussi.

La profession d’avocat ne constitue pas d’exception ni n’est coupée du reste du monde.

De nouveaux comportements appellent de nouvelles solutions.

Autres temps, autres mœurs.

Des sanctions claires et incontestables doivent être prises contre celles et ceux qui, par leurs agissements, assombrissent la profession d’avocat, voire en compromettent gravement l’avenir.

Publié par Jack D Le 7 - février - 2012 Communiqués

Actuellement, rien dans la législation française ne s’oppose à ce qu’un député devienne avocat.

Quelques exemples tirés de l’actualité plus ou moins récente : Rachida Dati, Jean-François Copé, Frédéric Lefebvre, Dominique de Villepin, Noël Mamère, Jean Glavany…

Ce dernier – qui a prêté serment en janvier dernier devant les magistrats de la première chambre de la Cour d’appel de Paris – a répondu à un journaliste du quotidien « La Dépêche » qui s’enquérait de ses motivations :

« Ce qui me motive profondément, c’est d’abord de me mettre au service du citoyen jusqu’à aller le défendre devant la justice.

Certains cas auxquels nous sommes confrontés en tant qu’élus sont pathétiques, avec des dossiers lourds, difficiles et les gens qui subissent ces situations-là ont besoin d’être défendus jusqu’au bout, c’est ce qui m’a poussé à franchir le pas.

Je ne le fais pas pour l’argent, je n’ai pas de projet professionnel ni l’intention d’ouvrir un cabinet pour l’instant ».

Étant député de la 3ème circonscription des Hautes-Pyrénées, à la question de savoir pour quelles raisons avoir fait le choix du Barreau de Paris plutôt que celui de Tarbes :

« Parce que c’est là que les équivalences et validations d’expérience se font le plus facilement, historiquement, et que je dois avouer que je ne sais pas si cela se fait à Tarbes (et peut-être ai-je tort), mais également parce que je ne voulais pas de concurrence déloyale avec les avocats tarbais au service de nos concitoyens ni de mélange des genres ».

Visant Jean-François Copé :

« Ce que fait Copé, ancien ministre délégué au Budget, ce n’est pas bien, pas digne : on ne peut pas défendre les intérêts d’entreprises dont on a été ministre de tutelle, en tant qu’avocat d’affaires. Si l’on fait ça, on ne peut pas empêcher les gens de penser que c’est du trafic d’influence ».

Trafic d’influence ?

Des députés devenus avocats recrutés moins pour leurs qualités de juriste et beaucoup plus pour leur carnet d’adresse, leur connaissance des rouages du pouvoir et pour certains leur notoriété ?

Ce qui est indéniable est la progression du phénomène de l’avocat parlementaire au Barreau de Paris comme le révèle l’article de Libération, paru il y a quelques jours, qui parle de députés un peu trop porté sur la robe.

Ces nouveaux avocats d’affaires exerceraient, en réalité, des activités de lobbying, ce qui inquiète les lobbyistes qui se voient concurrencer dans leur cœur de métier et préoccupe la commission de réflexion sur la prévention des conflits d’intérêts qui remettra son rapport avant la fin de ce mois.

Pour sa part et face à ce phénomène, Lionel Tardy, député de la 2ème circonscription de Haute Savoie, rappelle sur son blog les dispositions de l’article LO 146-1 du code électoral qui interdit aux députés de commencer une activité de conseil qui n’était pas la leur avant le début de leur mandat en soulignant l’exception qui existe au bénéfice des « professions libérales soumises à un statut législatif ou réglementaire ou dont le titre est protégé ».

C’est précisément cette exception qu’il veut voir disparaitre, ainsi il vient de déposer un amendement en ce sens qui sera examiné dans le cadre de la discussion, fin décembre, du projet de loi organique sur l’élection des députés.

Alors, écrit-il, « si cet amendement est adopté, il sera toujours possible aux députés de devenir avocats, mais ils ne pourront pas exercer, dans ce cadre, une activité de conseil, ce qui, de fait, limite grandement l’intérêt de la manœuvre ».

<MàJ> : Cet amendement du député Tardy a été rejeté le 17 décembre 2010.

Publié par Jack D Le 10 - décembre - 2010 Actualité

A Lille, le 25 juin prochain, le Barreau de Lille organise les États Généraux de l’aide juridictionnelle, un événement national en vue de réformer l’aide juridictionnelle à travers des propositions concrètes faites par les avocats…

Et alors même qu’un projet de loi sur l’aide juridictionnelle est programmé pour fin juin au ministère de la Justice.

250 personnes sont attendues de tous les Barreaux de France le 25 juin toute la journée à la faculté de droit de Lille pour les États Généraux de l’aide juridictionnelle.

Chaque Barreau français sera représenté, ainsi que les syndicats et instances nationales.

Le Bâtonnier de Valenciennes, Frédéric Covin, fera un état des lieux de la situation de l’aide juridictionnelle en début de journée.

7 tables rondes pour des propositions concrètes

Le principe de ces États Généraux de l’aide juridictionnelle est de travailler en tables rondes (elles ont déjà commencé à Lille, à Lyon…) sur les sept thèmes suivants :

Le financement de l’aide juridictionnelle

Pour une garantie de qualité ?

Quelles perspectives pour la future défense pénale ?

L’aide juridictionnelle en droit comparé

Déjudiciarisation et accès au droit

Les groupes de défense ordinale

Stratégies d’action face aux pouvoirs publics ?

A la fin de la journée, les avocats communiqueront un document de synthèse aux pouvoirs publics sur ces sujets brûlants afin de faire des propositions concrètes pour réformer une aide juridictionnelle à bout de souffle…

A propos du rapport Belaval sur les modalités d’accès au droit et à l’aide juridictionnelle, remis en décembre à la Garde des Sceaux, René Despieghelaere explique qu’il « ne reflète pas ce qu’est l’aide juridictionnelle ».

Or c’est peu de dire qu’il y a urgence. Manifestations, blocage de plaidoiries, lettre ouverte au ministre, les situations de tension se confirment au sein des Barreaux français.

L’aide juridictionnelle est la prise en charge par l’État des frais de justice : huissier, expert, et avocat.

Certains cabinets ne vivent quasiment que de l’aide juridictionnelle. Pour ces confrères, c’est un choix, conforme à la devise des avocats : les défendre tous.

Or comme le résume le Bâtonnier René Despieghelaere, « les cabinets d’avocats inscrits à l’aide juridictionnelle n’en vivent plus ».

En cause, des indemnités faibles mais aussi le retard du traitement des dossiers par le bureau d’aide juridictionnelle qui met en péril l’existence même de leur cabinet, car ils payent les mêmes charges que tout autre avocat.

Les indemnités sont payées uniquement à la clôture du dossier, ce qui peut prendre des mois voire des années.

Remise en cause de la liberté d’accès au droit

D ‘autre part, le retard du traitement des dossiers par le bureau de l’aide juridictionnelle (six mois à Lille ce qui a provoqué une grève de plaidoiries) remet en cause la notion de libre accès au droit et touche de plein fouet les justiciables français.

En effet, dans le cas du pénal à Lille, 70 % de la population est concernée par l’aide juridictionnelle, 60 % dans le civil. Des questions concrètes se posent : comment, par exemple, divorcer quand les dossiers ont 6 mois de retard dans leur traitement ?

L’aide juridictionnelle, c’est ce qui permet à tous d’avoir l’assistance d’un avocat, or tout le monde peut être concerné notamment lors d’une garde à vue !

Le libre accès au droit est comme le libre accès à l’éducation et à la santé, l’un des piliers de notre République Française.

Dotation globale en baisse alors que la réforme de la Justice va peser sur l’aide juridictionnelle

Plus largement, tout montre que la future réforme de la Justice va peser lourdement sur l’aide juridictionnelle, or aucune étude d’impact n’a été faite.

En 2010, la dotation globale pour l’aide juridictionnelle est de 295 millions d’euros, en baisse de 4,5 % par rapport à 2009 alors même que le Conseil National des Barreaux estime qu’il faudrait au moins la même somme (295 millions d’euros) pour couvrir les montants de l’aide juridictionnelle future et parler « rémunération » plutôt qu’indemnisation.

Rappelons qu’en 2006, les avocats de Lille étaient descendus dans la rue pour demander une revalorisation de l’unité de valeur de celle-ci et avaient même obtenu que l’aide juridictionnelle devienne une rémunération. Un principe resté lettre morte.

Le ministère de la Justice s’était engagé en 2000 à augmenter de 15 % sur trois ans les indemnités versées aux avocats prêtant leur concours au titre de l’aide juridictionnelle, il n’a pas non plus tenu parole.

Réflexions sur des actions concrètes à mener pour réformer l’aide juridictionnelle

Dès aujourd’hui donc, les avocats réfléchissent à la réforme de l’aide juridictionnelle.

Toutes les pistes sont envisagées : création d’une taxe d’1 euro sur les actes juridiques pour financer l’aide juridictionnelle, obligation de souscrire à l’assurance juridique, création de groupe de défense
ordinale… Autant de propositions qui viendront nourrir le débat et les propositions concrètes à l’issue de celui-ci.

46 % des avocats français ont effectué au moins une mission d’aide juridictionnelle

Rappelons ici que 23 183 avocats ont effectué au moins une mission d’aide juridictionnelle en 2008, soit près de 46 % des avocats français !

En croissance régulière, le nombre de missions de base d’aide juridictionnelle atteint 785 171, soit + 2,37 % par rapport à 2007.

A noter, le profil des avocats inscrits à l’aide juridictionnelle qui se dessinait en 2007 : à 60 % des femmes, et à 84 % des cabinets individuels… les deux profils les plus fragiles dans la profession, en termes de revenus. Par ailleurs, l’aide juridictionnelle est surtout une affaire de Barreaux de province.

En effet, si l’Ile de France regroupe 44 % des avocats, uniquement 13 % d’entre eux sont inscrits à l’aide juridictionnelle. En revanche, trois grandes régions se distinguent avec une forte activité d’aide juridictionnelle : le Nord-Pas de Calais (9,8 %), Rhône-Alpes (8,3 %) et PACA (7,4 %).

Programme des États Généraux de l’Aide Juridictionnelle :

9H : Accueil

9H30 : Interventions
M. Thierry Wickers, Président du CNB
M. Alain Pouchelon, Président de la Conférence des Bâtonniers

10H30 : Etat des lieux par M. le Bâtonnier Frédéric Covin

11H – 13H : Ateliers thématiques1ère session

13H – 14H : Pause – Cocktail déjeunatoire

14H – 16H : Ateliers thématiquesPoursuite des travaux

16H – 18H : Assemblée plénière
Synthèse par Me Vincent Potié, rapporteur général, membre du Conseil de l’Ordre

Temps de parole des syndicats
Débats
Propositions et résolutions

18H : Cocktail de clôture

Adresse :

Université de Lille 2 – Droit et Santé
Amphithéâtre René Cassin
1 Place Déliot – LILLE

Publié par Jack D Le 2 - juin - 2010 Communiqués

Le Conseil national des barreaux a lancé le 17 mai, pour une durée de deux semaines, une campagne de 5 films TV sur le thème : « On a tous au moins une question à poser à un avocat ».

En signature : « Les avocats. C’est votre droit ».

Avec ces cinq spots, le Conseil national des barreaux souhaite mettre en exergue le rôle que les avocats peuvent jouer dans votre vie quotidienne.

Un exemple…

Outre ces vidéos, sur le site Internet un dispositif innovant :

Un peu à la manière d’un chat sur « msn », un agent conversationnel répond à vos questions et vous dirige ensuite vers un annuaire qui vous présente les avocats près de chez vous qui peuvent solutionner votre problème.

Le site Internet et la campagne « On a tous une question à poser à un avocat »

Si vous possédez un « i-phone », une application de ce service sera disponible à partir de l’été.

Publié par Jack D Le 22 - mai - 2010 Actualité

Après s’être exprimé sur le projet de loi relatif à la protection pénale de la propriété littéraire et artistique (Hadopi II), le Conseil national des barreaux se fait à nouveau entendre et gronde à propos du projet de loi, qui vient d’être adopté par l’Assemblée nationale, relatif aux réseaux consulaires, au commerce, à l’artisanat et aux services.

Son courroux est relatif à l’article 13 quater (nouveau) de ce projet de loi.

Projet de loi relatif aux réseaux consulaires, au commerce, à l’artisanat et aux services adopté par l’Assemblée nationale le 4 mai 2010 en première lecture (format pdf)

Le Conseil national des barreaux s’oppose à cet article qui « ouvre aux experts comptables l’activité, à titre principal, de conseil et d’assistance des micro entrepreneurs sans intervention comptable, porte atteinte au principe de l’accessoire de l’article 22 de l’ordonnance n°45-2138 du 19 septembre 1945 modifiée relative aux experts-comptables et aux dispositions des articles 54 à 66 de la loi du 31 décembre 1971 modifiée, et observe que cette disposition est contraire aux préconisations du rapport de la Commission Darrois ».

Conseil national des barreaux – Motion sur le projet de loi relatif au réseaux consulaires, au commerce, à l’artisanat et aux services (format pdf)

Affaire à suivre, notamment au Sénat…

Publié par Jack D Le 11 - mai - 2010 Actualité

67ème congrès de la FNUJACette année, les jeunes avocats se réuniront en congrès à Bordeaux du 12 au 15 mai afin de travailler sur les grands thèmes juridiques d’actualité, d’ouvrir les débats animant la profession et ses perspectives d’évolution.

• Libertés publiques (constitutionnalité de la garde à vue, loi pénitentiaire…),

• Accès au droit et défense des justiciables,

• Avenir de la profession (avocat exerçant en entreprise, ouverture des capitaux des cabinets d’avocats, publicité professionnelle…),

• Formation (réforme de la formation initiale, réforme des spécialisations…),

• Nouveaux champs d’activité (mandat immobilier, nouvel acte d’avocat…),

Autant de thèmes qui leur permettront d’échanger dans le cadre des travaux du Congrès.

Il sera aussi l’opportunité de découvrir tous les visages de Bordeaux et de sa région. Les congressistes découvriront, pour certains ou redécouvriront pour d’autres, les beautés du Bassin d’Arcachon, de certains lieux insolites de Bordeaux, ou encore le Château Larrivet Haut-Brion à Léognan.

Les accompagnants ne sont pas oubliés puisqu’un programme de visites est spécialement destiné à leur intention.

Des soirées, dans des lieux symboliques de la Gironde, viendront pimenter cet événement et fédérer les participants.

Programme du 67ème congrès de la FNUJA (format pdf)

Par avance, je souhaite un bon congrès à tous les jeunes avocats qui se retrouveront dans cette belle région d’Aquitaine en sa capitale classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Publié par Jack D Le 16 - mars - 2010 Actualité

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