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Après la mobilisation pour le logement – épisode 1 qui parlait de l’impact de la loi «Boutin» sur les rapports locatifs, voici le deuxième épisode dans lequel je vais évoquer les conséquences de cette même loi sur la copropriété dont je rappelle que cette dernière est régie par la loi du 10 juillet 1965.

Les délais pour réaliser les travaux de sécurité des ascenseurs sont reportés : le délai maximum est porté de quinze à dix-huit ans à compter de la publication de la loi n° 2003-590 du 2 juillet 2003 (Urbanisme et Habitat) qui actualise la législation sur les ascenseurs.

En matière d’honoraires perçus par les syndics à l’occasion de travaux, seuls les travaux mentionnés à l’article 14-2 de la loi de juillet 1965 (c’est à dire ceux qui ne sont pas dans le budget prévisionnel) et votés par l’assemblée générale en application des articles 24, 25, 26, 26-3, et 30 de la loi de juillet 1965 peuvent donner droit à rémunération spécifique au profit du syndic.

Cette rémunération doit être votée lors de la même assemblée que les travaux concernés et aux mêmes règles de majorité.

En cas de changement de syndic, s’agissant de la transmission des archives du syndicat des copropriétaires que l’ancien syndic aurait confié à un prestataire spécialisé, cet ancien syndic est tenu, dans le délai d’un mois à compter de la cessation de ses fonctions, d’informer le prestataire de ce changement en communiquant les coordonnées du nouveau syndic.

La mise en place, au profit des copropriétaires, d’un droit de priorité lors de la vente de lots à usage exclusivement de stationnement au sein de la copropriété.

Le régime de l’injonction de ravalement est complété pour permettre au maire d’adresser son arrêté prescrivant les travaux au seul syndicat des copropriétaires pris en la personne du syndic, bien évidemment, si l’immeuble est soumis à la loi de juillet 1965.

Le syndic aura la charge, lui, d’en informer sans délai chaque propriétaire, par lettre recommandée avec avis de réception. Ceci évite donc au maire d’avoir à adresser une lettre à chacun des copropriétaires.

La mise à jour des règlements de copropriété anciens à la majorité de l’article 24 de la loi de juillet 1965 est pérennisé. Cette disposition temporaire avait été déjà prorogée, elle a maintenant un caractère permanent.

La loi Hoguet, que connaissent bien tous les professionnels de l’immobilier, se pare d’un nouvel article 4-1 et désormais les syndics, notamment, qui ont «des liens de nature capitalistique ou juridique avec des banques ou des sociétés financières sont tenus d’en informer leurs clients par tout moyen permettant de justifier de la réception de cette information par ces derniers».

La création d’une procédure d’alerte pour les copropriétés en difficulté. Auparavant aucun outil n’existait pour prévenir les problèmes. Il fallait attendre pour agir que les difficultés soient avérées c’est à dire se trouver face à une cessation des paiements ou à une mise en péril de la conservation de l’immeuble.

Cette nouvelle procédure va se déclencher dans deux cas :

- les impayés atteignent 25% des sommes exigibles au titre du budget prévisionnel;

- des factures d’abonnement et de fourniture d’eau ou d’énergie ou des factures de travaux votés par l’assemblée et exécutés restent impayées depuis 6 mois et le créancier a adressé au syndic un commandement de payer resté infructueux.

Elle va permettre également d’obtenir la désignation, par le président du tribunal de grande  instance, d’un «mandataire ad hoc» dont la mission est fixé par ce même président.

Ce mandataire devra rendre son rapport dans un délai de trois mois renouvelable une fois et son rapport comprendra :

- une analyse de la situation financière du syndicat et de l’état de l’immeuble;

- des préconisations pour rétablir l’équilibre financier du syndicat des copropriétaires et, le cas échéant, assurer la sécurité de l’immeuble;

- le résultat des actions de médiation ou de négociation qu’il aura éventuellement menées avec les parties en cause.

Le syndic devra porter à l’ordre du jour de la prochaine assemblée les projets de résolution nécessaires à la mise en œuvre de ce rapport. Les autorités locales  (préfet, maire…) sont informés de la procédure.

Toujours dans les copropriétés en difficulté, la mission de l’administrateur provisoire est élargie et la procédure de «déclaration d’état de carence» fait l’objet d’assouplissements.

Enfin, la loi légalise la jurisprudence récente en matière de suppression du poste de concierge ou de gardien et la vente du logement affecté à cet emploi.

Elle autorise cette suppression et cette vente à la majorité de l’article 26 de la loi de juillet 1965 sous deux conditions cumulatives :

- le logement affecté au poste de concierge ou de gardien appartient au syndicat;

- les décisions visées ne doivent pas porter atteinte à la destination de l’immeuble ou aux modalités de jouissance des parties privatives de l’immeuble.

Publié par Jack D Le 17 - juillet - 2009 Droit immobilier

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Les syndics professionnels de copropriété restent sous surveillance quant à leurs pratiques tarifaires.

A plus de dix huit mois après la publication de l’avis du Conseil national de la consommation, une sénatrice vient d’interpeller le secrétaire d’État chargé de l’industrie et de la consommation pour connaître les intentions actuelles du gouvernement sur cette question.

Je rappelle que des abus ont été dénoncés par le Conseil national de la consommation qui a émis un avis le 27 septembre 2007. Les syndics professionnels disposaient de quinze mois pour se conformer à cet avis. Le gouvernement avait pris l’engagement de contrôler l’application de ce texte et, en cas de résistances, de transformer l’avis en arrêté.

Le Secrétariat d’État chargé de l’industrie et de la consommation répond (rép. min. Jarraud-Vergnolle, n° 08908, JO Sénat 2 juillet 2009) que, pour l’instant, il ne prendra aucune mesure coercitive car «il est plutôt confiant dans la volonté des acteurs de favoriser l’autorégulation».

Que d’optimisme, voire de candeur… N’est-ce pas à rapprocher de la baisse du taux de la taxe à la valeur ajoutée accordée aux restaurateurs sans aucune sanction à l’égard de ceux qui ne respecteront pas les engagements pris par la profession ?.

Publié par Jack D Le 7 - juillet - 2009 Droit immobilier

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Face aux divers dysfonctionnements constatés dans le secteur de l’immobilier, notamment chez les syndics puis chez les agents immobiliers, Luc Chatel – secrétaire d’État à la consommation – a présenté son «plan de bataille» :

- les agents de la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (D.G.C.C.R.F.) seront prochainement habilités par la loi pour vérifier le respect de la loi Hoguet (laquelle réglemente depuis 1970 la profession d’agent immobilier),

- ces mêmes agents seront également chargés de s’assurer de la mise en œuvre des avis du Conseil National de la Consommation (C.N.C.) s’agissant spécialement de l’avis de mars 2007 relatif à la vérification des compétences en matière de diagnostic immobilier et de celui de septembre 2007 et de son annexe relatifs à l’amélioration de la transparence tarifaire des prestations de syndics immobiliers.

Documents à télécharger :
1) l’avis du CNC de mars 2007 (format pdf)
2) l’avis du CNC et son annexe de septembre 2007 (format pdf)

En ce qui concerne l’avis du CNC de septembre 2007, si j’en juge par les écrits de l’association des responsables de copropriété (ARC), ses dirigeants déplorent que les nouvelles règles – issues de la concertation entre consommateurs, ARC et UNARC et syndics professionnels au sein du groupe de travail du CNC – aient débouchées sur un «dispositif mou» (l’avis non contraignant) alors qu’ils militaient activement pour la publication sans délai d’un arrêté qui les auraient imposées à tous les syndics sans exception.

Ils craignent, en effet, que certains syndics ignorent l’avis et quant aux contrôles de la DGCCRF, ils rappellent que le nombre des missions de ces agents varie inversement proportionnellement aux effectifs !…

Publié par Jack D Le 11 - octobre - 2007 Droit immobilier

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Sous le titre «la gestion des copropriétés», le service des études juridiques du Sénat vient de publier une étude de législation comparée sur la gestion des copropriétés.

La gestion des copropriétés – mai 2007 (format pdf)

Le droit de six pays européens est étudié : l’Angleterrre et le Pays de Galles, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas, l’Espagne et la Belgique.

J’ai été un petit peu surpris de constater que les structures de gestion sont souvent similaires.

Publié par Jack D Le 13 - juin - 2007 Droit immobilier

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A savoir pour les gestionnaires de copropriété (une mesure qui ne va pas simplifier leur tâche), que les délais de convocation des assemblées générales de copropriété sont modifiés.

En effet, le décret n° 2007-285 du 1° mars 2007 (article 1 du texte) porte ce délai de convocation à 21 jours au lieu de 15 jours précédemment.

L’article 4 précise que la date d’entrée en vigueur des dispositions du décret est fixée au 1° avril 2007 et qu’elles s’appliquent, notamment, aux convocations adressées à compter de cette date.

Attention donc pour les assemblées générales à venir, il s’agirait de ne pas se prendre les pieds dans le tapis…

Publié par Jack D Le 15 - mars - 2007 Droit immobilier

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